Le bouddhisme de Madame Butterfly. Le bouddhisme japonais.

Cet été en jouant les guides touristiques pour les copines et copains venus passer quelques jours à Genève et je me suis rendue compte que la ville regorge de musée et dans tous les styles : de l’humanitaire avec le musée international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge à la vie genevoise avec la Maison Tavel. Bref un grand choix et de quoi occuper mes dimanches. Et oui ne sachant souvent pas quoi faire le dimanche, hormis le traditionnel brunch dominical, j’ai décidé de consacrer cette journée à la culture. Au programme de ce dimanche la visite de l’expo « Le bouddhisme de Madame Butterfly » au Musée d’ethnographie de la Ville de Genève (MEG).

Chaque année est organisée, en Suisse romande, un festival de la culture japonaise. Fruit de la collaboration entre des associations japonophiles et le Consulat général du Japon à Genève, le festival propose de nombreuses activités portant sur le Japon : expositions, concerts, lectures, découvertes des arts martiaux japonais et bien d’autres. Le programme complet ici.

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Comme son nom l’indique l’expo « Le bouddhisme de Madame Butterfly » porte sur le bouddhisme et plus particulièrement le bouddhisme japonais et de son influence sur l’Europe à la fin du 19ème siècle. C’est à cette époque que l’île sort de son isolement. Les objets exposés proviennent à la fois de collections propres au musée mais aussi à d’autres musées européens.

Première belle impression quand on rentre dans la salle d’exposition avec cette vidéo « murale ».

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L’exposition est divisée en six sections portant respectivement sur l’ouverture du Japon au monde, le japonisme, le bouddhisme japonais, la cérémonie Hoònkò au musée Guimet, Madame Butterfly et la redécouverte du Japon et de son bouddhisme.

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J’ai vraiment apprécié la découverte de cet aspect, totalement méconnu pour ma part, du Japon. Les belles pièces et le bel arrangement de l’exposition rendent cette visite très agréable. On n’est pas noyé sous l’information et sous les objets, ce qui personnellement me plait. Je suis ressortie totalement séduite et avec une véritable envie de me rendre au Japon ! Comme vous pouvez vous en doutez je conseille la visite de cette exposition.
Un seul bémol : j’aurai aimé avoir une petite introduction au bouddhisme japonais, sur ses points principaux, ses différentes écoles, etc.

Pour y remédier une petite introduction écrite par Teddy Kobayashi :

Quelques mots sur le bouddhisme japonais…

Le bouddhisme est un vaste système de croyances qui est apparu dans le Nord-Est de l’Inde au cinquième siècle avant notre ère. Il se répand au fil des siècles dans toute l’Asie, mais disparaît de son pays d’origine suite aux conquêtes musulmanes et au renforcement de l’hindouisme. Le bouddhisme est divisé en trois courants majeurs, eux-mêmes partagés en une multitude d’écoles. Le Theravâda, issu directement du bouddhisme ancien, est pratiqué en Asie du Sud-Est (Thaïlande, Birmanie…). Le Mahayâna, mouvement «réformateur», est quant à lui majoritairement présent en Extrême-Orient (Chine, Japon). Enfin, le Vajrayâna, qui désigne les pratiques tantriques et ésotériques issues du Mahayâna, s’est principalement développé dans l’Himalaya (Tibet, Népal). On le retrouve également dans la plupart des régions pratiquant le Mahayâna.

Les écoles du bouddhisme japonais suivent donc les principes du Mahayâna, et pour certaines ceux du Vajrayâna. Il existe un grand nombre d’écoles : certaines ont été directement «importées» du continent (écoles Tendai et Zen par exemple), d’autres sont typiquement japonaises (école Shingon, bouddhisme de Nichiren…). Un des éléments caractéristiques de la religiosité japonaise est l’aspect syncrétique que revêtent nombres de croyances et des pratiques. En effet, le shintô, qui est la «religion» indigène de l’archipel, n’a pas disparu lors de l’introduction du bouddhisme. Les deux systèmes coexistent harmonieusement, voire se superposent parfois. C’est par exemple le cas dans la doctrine du Ryôbu Shintô, développée par l’école Shingon, qui fait des kami (les divinités du Shintô) des manifestations des Bouddha. D’un point de vue plus quotidien, on remarque que les Japonais vont aussi bien au temple bouddhiste qu’au sanctuaire shintô, sans que cela ne pose de problèmes métaphysiques tant aux pratiquants qu’aux membres du clergé.

Infos pratiques :
Ou ? Au Musée d’ethnographie de la Ville de Genève
Quand ? Jusqu’au 10 janvier 2016, du mardi au dimanche de 11h à 18h.

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