To Kill a Mockingbird de Harper Lee

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Bien que le titre de l’œuvre d’Harper Lee ne m’aie jamais été vraiment inconnu, et que j’aie toujours eu dans un coin de ma tête l’intention de le lire, je n’ai vraiment fait le mouvement de l’acheter que lorsque la nouvelle de la parution de Go Set a Watchman, présenté à ce moment-là comme une suite du premier livre, est apparue dans mon fil d’infos. Comme si j’avais besoin de voir une parution des années 2000 pour me décider à lire un texte de 1960… (ça m’avait déjà fait ça pour Tolkien, on s’en souvient.)

On m’avait toujours dit beaucoup de bien de To Kill a Mockingbird, mais je n’avais jamais réellement réussi à me faire une idée de « ce que ça racontait »: l’enfance d’une petite fille dans une ville d’Alabama, avec le problème racial des années 1930 en toile de fond. Ca ne dit pas grand-chose mais je crois que c’est la meilleure manière dont je pourrais le résumer sans entrer dans trop de détails, je vais donc essayer de vous expliquer pourquoi je vous recommande de le lire.

L’événement le plus marquant, qui occupe le centre du récit, est le procès d’un homme noir, défendu par le père de Scout, la petite fille du roman. Le procès en lui-même n’occupe que quelques pages du texte, mais il est présent en filigrane tout au long de l’histoire. Scout raconte sa vie et ce qui la traverse, et c’est au lecteur de voir une image d’ensemble à partir des détails racontés par Scout au milieu d’événements tels que des jeux, ou des discussions entre elle et son frère Jem. Ce que Scout fait en nous racontant son histoire – présentée au début du roman comme les événements ayant mené à la fracture du bras de Jem – c’est nous donner une impression de la vie à Maycomb, petite ville familiale des Etats-Unis.

To Kill a Mockingbird parle de discrimination. Parle des gens qui ne la comprennent pas, des gens qui la pratiquent sans y réfléchir, des gens qui y trouvent des raisons. Mais toutes ces personnes ou presque sont de bonnes personnes. Le père de Scout, Atticus, est avocat et, je trouve, un exemple. Il met un point d’honneur à toujours faire réfléchir ses enfants avant de juger, à leur demander de se mettre dans les chaussures de l’autre. Certains livres provoquent de la colère lorsqu’ils décrivent certaines situations, ce n’est pas le cas: comme Scout, on comprend, on est triste, et on essaie d’être quelqu’un de mieux afin de changer les choses, personne par personne.

J’ai mis un peu de temps à « entrer » dans le livre, peut-être parce que je lis beaucoup dans le train et que j’ai fait une pause assez conséquente, après laquelle j’ai préféré revenir quelques pages en arrière. Mais surtout il n’y a pas de drames à Maycomb, et la vie de Scout est globalement sans remous. C’est justement pour ça qu’on se fait une aussi bonne idée de la vie à Maycomb, et qu’on a le temps de réfléchir aux implications de certains gestes, de certaines discussions.

Autant j’ai eu l’impression que le livre mettait du temps à commencer (si vous avez envie de le lire et que vous n’êtes pas du genre patient, tentez, ça vaut le coup), autant j’ai lu la deuxième moitié très vite, sans vouloir le poser. Les yeux de Scout nous font voir des choses que l’on oublie parfois, occupés par la vie quotidienne – principalement, qu’il existe peu de différence entre deux êtres humains, pris tous nus.

C’est vrai, tout va bien à Maycomb. Mais tout va bien ici aussi, pourtant on pourrait se poser quelques minutes et réfléchir au fonctionnement des choses.

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