La Chine #3: la nourriture

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Aah, la nourriture chinoise… que dis-je, la gastronomie chinoise! Un des plus gros avantages à partir à l’étranger, si vous me demandez.

La nourriture que l’on mange en Chine n’a, tout d’abord, rien à voir avec ce qu’on peut trouver dans les restaurants chinois d’Europe (sauf sans doute de très rares). Pour des raisons de goût de la clientèle, de difficulté à trouver les ingrédients, ou d’autres, je dois bien reconnaître que lorsqu’on mange chinois en Belgique, même si c’est bon, on ne mange pas comme en Chine. Je trouve qu’ici beaucoup de plats ont le même goût et qu’on trouve partout le même – c’est-à-dire peu de – choix.

En Chine c’est différent. Il existe une infinie variété de plats! On peut goûter à plein de saveurs, plein de manières différentes de préparer la viande, sans compter tous les ingrédients – pièces de viande, légumes, épices, condiments, féculents – qui nous sont inconnus et donc à découvrir.

Je suis toujours curieuse de nouveautés, et je suis pour les expériences culinaires. J’ai donc essayé de manger un peu de tout en Chine, et de ne pas faire ma timide devant des noms de plats inconnus – spoiler: beaucoup de noms m’étaient inconnus.

J’ai eu beaucoup de bonnes surprises, quelques mauvaises aussi, mais ça fait partie du fun! Voici quelques plats mémorables de mon séjour:

Le malatang

Le malatang est un bol de bouillon/soupe dans lequel on met plus ou moins ce qu’on veut. On choisit en fait ses ingrédients dans les frigos de l’échoppe, puis on les donne à la cuisine en disant si on préfère épicé/amer/… Parmi les ingrédients, plein de sortes de salade, des boulettes de crabe, de poisson, de viande, des champignons de toutes sortes, des nouilles, de la pâte qui durcit dans la soupe, du tofu… On peut choisir de tout, et souvent, j’y mettais de tout! La variété était trop folle pour se restreindre.

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Les xiaolongbao (aussi les dalongbao) et les shengjianbao

xiao veut dire petit et da veut dire grand. Ce sont des beignets qui ont les mêmes apparence et goût, sauf que l’un a l’air d’avoir été nourri aux hormones. Il y une boulette de viande dans du jus à l’intérieur, et lorsqu’on mange un dalongbao, il faut l’aspirer avec une paille avant d’attaquer le beignet…  à la baguette, je le rappelle. Le shengjianbao sont aussi des beignets de viande, mais ils sont grillés sur le dessous et donc plus croustillants! Ce sont mes préférés…

Le scorpion

Il y a un proverbe qui dit que les Chinois mangent tout ce qui a quatre pattes, sauf les tables. Ce n’est pas exactement vrai, mais on serait tenté de le penser! Au food market de Beijing, on trouve de tout. Des omelettes, des glaces fries, des bonbons en forme de dragon, des nouilles, des baozi, des xiaolongbao (pas aussi bons qu’à Shanghai, cependant) et des hippocampes, scorpions et autres insectes (je sais bien que l’hippocampe n’est pas un insecte! Mais pour moi, ça rentre dans la catégorie de l’improbable). Comme je m’étas vantée toute la journée d’être capable de manger un scorpion, je n’ai pas vraiment pu m’y dérober quand ils sont finalement apparus… Ca s’est bien passé, ça a un goût correct, un peu terreux, il faut bien recracher la carapace. Pas ma tasse de thé, tout de même…

Parmi les particularités culinaires de Chine, je citerai aussi les vers, les insectes à carapaces, les têtes de poisson dans la soupe et les serres de volaille. J’ai goûté à ces dernières, et comme pour le scorpion, s’il n’y a rien de traumatisant, il n’y a rien d’exceptionnel non plus… Pas beaucoup de viande!

La fondue chinoise

Attention, rien à voir avec la fondue au fromage! Les Chinois ne sont d’ailleurs pas de grands fans du fromage. Il s’agit d’un plat où on choisit un bouillon (nous c’était un peu tomaté), souvent c’est piquant mais pas là (en général c’est très très piquant alors il y a deux bassines, une avec la sauce piquante) . Après on choisit tout ce qu’on veut mettre dedans (viande, tofu, nouilles, boulettes de pâte de riz, champignons, œufs, beignet, salade, le choix est large) . Et puis on les plonge dans le bouillon et on repêche quand c’est bon, et on trempe dans les petits assaisonnements (les petits bols autour) que l’on a choisis.

Bien sûr, ce n’est qu’un tout petit échantillon des plats que l’on peut trouver à Shanghai! Mangez des baozi, goûtez à la cuisine du Yunnan, testez des plats locaux dès que vous pouvez, si vous allez à Beijing, goûtez au fameux canard laqué, normalement découpé devant vous. Mangez piquant si vous le pouvez, et souvenez-vous que souvent, plus c’est orange plus c’est épicé…

Goûtez aussi aux buns au sésame, délicieux et inhabituels aux palais occidentaux:

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Si dans les restaurants, le prix d’un repas (souvent, on prend plusieurs plats que l’on partage entre convives) peut vite monter à une dizaine d’euros, il est aussi possible d’acheter des plats dans des échoppes plus modestes dans la rue, pour une quinzaine de kuais (environ deux euros). Et lorsqu’on mange de la street food, le prix est encore plus démocratique, mais cela ne convient pas à tous les estomacs.

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J’ai très peu fait à manger moi-même lorsque je vivais à Shanghai, et c’est en partie dû à ma flemmardise, je le reconnais, mais le prix des supermarchés « occidentaux » ne m’a pas aidée. Il n’y avait pas de Carrefour tout près de chez moi (pas de Tesco non plus), seulement un petit supermarché chinois dans lequel je ne connaissais pas la moitié des produits, et où tous les produits que je connaissais (beurre, sauce tomate) coûtaient le double. Le Cityshop est un supermarché dans lequel on peut trouver du bon fromage suisse, du pain plus que correct, des produits qu’on dirait tout droit venus d’Europe, mais les prix grimpent terriblement. Quand on voit l’allure du supermarché, on comprend mieux…

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à titre de comparaison, mon supermarché local

 

Ce que je n’ai pas osé, malgré mon esprit d’aventure (hem): le gras. Il paraît que les Chinois aiment manger de la graisse animale (par exemple en la suçant avec une paille depuis un os à moelle), mais c’est une habitude que je n’aurais pas pu prendre. Je pense que c’est un peu comme les pieds de cochons ici, qui sont loin de trouver partout des adeptes…

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Et ça, c’est du Brie. En tout cas, le goût s’en approchait 😉

Voilà, j’espère que cet article vous a plu! Il y a naturellement beaucoup, beaucoup plus à dire sur la nourriture en Chine, mais c’étaient mes premières impressions – plutôt bonnes, avouons-le! Mon royaume pour un bun au sésame… Partagez en commentaire vos avis!

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2 réflexions sur “La Chine #3: la nourriture

  1. Je commence à avoir faim en lisant l’article… Bon sauf pour les scorpions, franchement ça ne me donne pas envie de goûter : un ami revenu d’un voyage en Amérique du sud nous avait ramené des insectes et autres créatures apparentées pour qu’on goûte et c’est franchement pas ma tasse de thé ^^’ !

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